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L’intelligence artificielle (IA) : est-ce à la politique de régler la question ?

L’intelligence artificielle, qui tente de reproduire l’intelligence humaine au travers de technologies, fait désormais partie de notre quotidien. Il ne se passe pas une semaine sans que l’IA fasse les gros titres de la presse. « Il obtient la meilleure note à son oral littéraire grâce à l’IA » ou « L’IA trie des écoliers suisses ».

L’intelligence artificielle fascine autant qu’elle inquiète. Quelle révolution que de pouvoir demander à une machine de réfléchir pour nous ; le gain de temps est conséquent ! L’IA se profile donc comme une solution d’efficience pour les individus, tout autant que pour les entreprises. Réfléchir et accompagner un docteur à élaborer un diagnostic ou générer du matériel promotionnel ; voilà deux exemples concret d’utilisation de l’IA. Mais l’éventuelle perte de contrôle face à la machine, le manque d’esprit critique par rapport aux données générées, l’absence de transparence liée à la publication de données émanant de l’IA sont autant de craintes face à cet outil puissant et invisible.


Comme pour toute nouveauté de cette importance ; une fois l’éblouissement passé, bon nombre d’interrogations arrivent. Les parents s’inquiètent pour leurs enfants et leur formation, certains actifs craignent la perte de leur emploi, bon nombre de citoyens s’interrogent sur les ressources nécessaires (électricité,…) au fonctionnement de l’IA.


Une réponse commune est amenée face à ces craintes et ces questions : la réglementation via la politique.

A tout niveau politique, des garanties sont attendues de la part de la population. L’Union Européenne, par exemple, a ainsi fixé en fin d’année 2023 un cadre légal relatif à l’IA à l’échelle mondiale.


Le canton de Berne n’est pas en reste. Lors de la session de printemps, une motion visant à cadrer l’IA dans le cadre scolaire ainsi qu’à soutenir les enseignants a été unanimement acceptée. Et cette première intervention n’est certainement pas la dernière qui sera traitée par les députés.  D’autres thèmes sensibles tels que la santé ou la sécurité pourraient également faire l’objet d’un besoin de règles claires.


Mais je ne peux m’empêcher de m’interroger : jusqu’où doit aller la légifération ? Les réglementations peuvent-elles cadrer le développement de cette technologie ? A quel niveau doit-on légiférer (canton, Confédération, UE, … ?).  Une chose est sûre, la meilleure protection ne viendra pas du cadre juridique, mais des utilisateurs directement. En effet, ce n’est que grâce à leur formation qu’ils sauront utiliser cet outil de manière optimale.


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